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123 ans de bonheur !

Fondé en 1882 par Gustave Audy, le Sport Nautique Compiégnois fait découvrir les joies de la rivière, de générations en générations…

Si l’on interroge un Compiégnois sur le Sport Nautique, des images lui viennent tout de suite à l’esprit : Sydney, Atlanta …le titre olympique de Jean-Christophe Bette et la médaille d’argent de Bertrand Vecten en aviron. Le club est en effet une formidable école d’aviron, qui outre ces deux figures de proue, forme tous les ans des rameurs qui décrochent un titre de champion de France ou des médailles aux championnats.

Mais l’aviron de compétition n’a pas toujours été la seule vocation du club. Lorsqu’il est créé en 1882 par Gustave Audy et quelques amateurs de canotage on y pratique que l’aviron. Mais à partir de 1912, d’autres disciplines sont accueillies : la natation qui se pratique dans l’actuel port de plaisance, le water polo, la navigation de plaisance, la pêche, le ski nautique ainsi que toutes sortes de jeux de plage. On pouvait même jouer au tennis. Robert Telliez ancien président du club dans les années 1970 et président de la Fédération Française des Sociétés d’aviron de 1979 à 1989 se souvient de l’ambiance des années 1930. « Bien sûr il y avait des rameurs de compétitions, mais nous étions une minorité au sein du club. Les gens fréquentaient le club pour les activités nautiques en général, la baignade, les petits pouvaient barboter dans l’Oise dans la grenouillère. On venait même tout simplement pour se promener».

Aujourd’hui encore le Sport Nautique est un lieu particulièrement accueillant, pourtant les souvenirs des anciens et quelques photos laissent imaginer un endroit encore plus agréable.

A la veille de la Guerre de 1914, le club se développe grâce au dynamisme de Robert Fournier-Sarlovèze président du Sport Nautique et maire de Compiègne de 1904 à 1935. C’est lui qui attribue le site actuel et ordonne la construction des garages à partir de 1905. Les grands arbres, les allées, le jardin d’enfants, le port de plaisance et le « canal aux glaces » attirent les compiégnois qui font du Sport Nautique un lieu de promenade.
La pergola au bord de l’eau accueillait les bals des dimanches après-midi et des soirées d’été.

Hélas les bombardements de 1940 ont en partie détruit ce petit paradis. Le port plaisance n’est plus que le reflet de lui-même, comblé aux deux tiers par les décombres des immeubles de la ville. Robert Telliez témoigne : « Le canal aux glace nous avait été ravi. Les blessures de Compiègne étaient là. Pierres douloureuses qui comblaient la partie la plus vaste de cet élégant bassin ». En 1943 un compte-rendu de réunion fait état de « l’assassinat du port de plaisance ».

La guerre a touché le Sport Nautique dans sa chair, mais aussi dans son organisation. D’un espace de loisirs et de promenade le club devient une structure qui se tourne exclusivement vers le sport. « Compiègne-Plage » disparaît peu à peu.

La section « Aviron de compétition » était minoritaire durant la jeunesse du Sport Nautique. L’entraînement demandait déjà une grande disponibilité à une époque où les jeunes gens travaillaient souvent dès 14 ans. Les deux guerres mondiales ont bien sûr empêché le développement de la compétition pendant plusieurs années. Par deux fois, la totalité de la flotte du Sport Nautique est détruite, victime du pillage et du vandalisme. En 1940 l’armée française confisque et détruit les embarcations de peur que les envahisseurs ne les utilisent.

Malgré tout le club amorce un renouveau sportif au lendemain de la guerre et le premier titre de champion de France est remporté en 1952 par le quatre barré féminin composé de J. Blanche – G. Brancq - N. Devisme – F. Martin. Pendant vingt ce sont les femmes qui vont apporter les succès au Sport Nautique. Entre 1949 et 1960 Compiègne monte dix fois sur le podium dans l’épreuve du quatre barré féminin. Ensuite chaque décennie aura son champion, Patrick Van den Brouck participe aux Jeux Olympiques de Mexico et atteint les demi-finales. Dans les années 1970 Muriel Lefèvre participe deux fois à une finale de championnats du monde. Les gros succès arrivent dans les années 1990. Les nombreux de titres de champions de France gagnés par les jeunes et les seniors conduisent le club dans les vingt premières places du classement national. Tous les ans Compiègne monte d’échelon dans la hiérarchie pour être deuxième club français masculin en 2001, neuvième club francais cette saison. Et bien sûr il y a ces deux médailles olympiques que seulement quatre années séparent. Bertrand Vecten se classe deuxième des Jeux d’Atlanta, Jean-Christophe décroche le titre suprême, l’or olympique à Sydney. Instants inoubliables qui dépassent les murs du Sport Nautique et dont tous les compiégnois ont encore en mémoire.
septembre 2006
EDITO
Six ans déjà

Que de chemin parcouru en six de présidence. Que de joie, de plaisir, d'émotions partagées avec tous ceux qui font le SNC. Au moment proche de passer le témoin, il me faut bien mesurer le chemin parcouru avec un grand nombre d'entre vous et aussi grâce à vous.
Une nouvelle organisation aujourd'hui bien en place et qui fonctionne bien, des finances bien gérées et qui supportent la comparaison, des partenariats renouvelés et nouveaux (UTC, Guynemer, Ecole d'Etat-Major, Sévigné), une Commission Sportive remaniée il y a deux ans et qui ne cesse de monter en puissance grâce à nos deux salariés et aux 20 bénévoles diplômés FFSA. Cette commission a une politique très offensive, performante, pédagogique, moderne et progressive dans son recrutement et dans sa dispense du savoir de la pratique de l'aviron, notamment vers les jeunes. L'exemple de nos seniors garçons et filles est aussi fédérateur pour tous ; preuve en est les résultats sportifs de cette saison pour le club. Sans parler de notre emblématique J.C. qui ne fait que nous surprendre chaque saison. La section Loisirs également ne cesse d'évoluer en nombre et en qualité ; nous aurons bientôt des Loisirs compétiteurs, j'en suis persuadé. Les matériels mis à disposition sont en nombre suffisant et de bon niveau. Les structures continuent d'évoluer (club house, pontons, tank à ramer, bâtiments, etc...). Le Challenge inter-entreprises est maintenant une institution qui tourne bien et est reconnue dans le compiègnois. Le nombre de nos licenciés est passé de 185 en 2000 à environ 600 cette année. Un autre grand chantier vient de s'ouvrir je veux parler de l'Oise à grand gabarit. Nul doute que nous allons connaître de grands bouleversements. D'ores et déjà nous y travaillons avec les autorités concernées (Mr le Sénateur-Maire, les VNF et la Communauté de Communes). Bref, je passe donc le relais à une équipe qui est en place depuis plusieurs années et qui saura poursuivre cette magnifique aventure qu'est le SNC, ce club qui gagne chaque année ses lettres de noblesse et qui compte depuis plus de dix ans parmi les plus grands de France.
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