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Récit épique d'un inoubliable voyage au Pays Basque !Pour notre sortie de masse annuelle, notre choix s’est porté sur la randonnée des 3 rivières à Bayonne. L’aspect sportif du séjour nous a tout de suite motivé, bien plus que la réputation de « fétards » des Bayonnais. Vous pourrez le constater tout au long de ce récit. Après une gestion de l’organisation menée (de main de maître) par Cath LF, secondée par Damien et Patrick pour les transports, nous nous sommes donnés rendez vous au club le samedi 10 mai à 4H45 du matin. Des mauvaises langues avaient demandé de dire à Morgane d’être là à 4H30. Mais malgré le message, à 4H45 elle ne fut pas la dernière. Guylaine arrivera bonne dernière accompagnée par Dominque (dont on reparlera durant le week-end même s’il ne faisait pas partie de l’expédition). Ce retard sera sans aucun doute le déclencheur des nombreuses catastrophes qui poursuivront Guylaine tout au long du week-end. Mais rassurez vous, depuis elle va beaucoup mieux ! C’est donc le départ, en même temps que Phil C et Grapat qui partent à Mantes la Jolie. La météo leur promet un soleil magnifique annoncé sur tout le nord de la France. Bizarrement, un temps de « m… » est annoncé sur le quart sud ouest du territoire (mais vraiment juste sur le petit quart centré sur Bayonne) Au fait, j’ai oublié de dire qui était du voyage : - Nico et Charlotte (pour une première de plusieurs jours sans Simon), - Sophie et Alain (je crois que c’est le nouveau couple du club, mais c’est un secret, ne le dites à personne) - Eric et Elisabeth (heureusement qu’Elisabeth est là pour tenir son « cheval fou », n’est-ce pas Eric ?) - Cath LF (qui se trouve déjà en vacances depuis une semaine à Mimizan sous la pluie) - Cath G notre Lyonnaise préférée (qui arrivera directement à Bayonne) - Les anciens : Philippe G (l’incontournable « mulet »), Guylaine (« la chèvre » Bayonnaise, c’est elle qui se nomme ainsi), Patrick (le bienheureux…), Alexis (l’enthousiaste), Morgane (la woman show), - Les petits nouveaux : Céline (notre maman à tous qui soignera les p’tits bobos et aussi l’amie des compétiteurs bayonnais…), Géraldine (la débutante toujours partante), Damien (le débutant toujours partant), Il nous faudra une bonne heure de voyage pour nous rendre à Roissy (au lieu des 30 minutes prévues par Mappy…). Damien, suivi de Philippe, nous fera prendre les meilleurs raccourcis sans aucun scrupule, passant du fret, aux hangars à avion…20 minutes supplémentaires leurs seront nécessaire pour comprendre la signalisation qui les mènera enfin au parking des voitures de location. (merci les chauffeurs !) Bref ! La fine équipe se trouve enfin réunie à l’aéroport et fête l’événement en faisant sa première séance photos. J’ai oublié de le mentionner, mais Céline transporte avec elle un superbe Far Breton de sa fabrication (en fait un double far). Nous embarquons à bord de l’avion et « toc ! » nous sympathisons aussitôt avec une charmante golfeuse en partance pour un stage. Celle-ci nous annonce d’entrée qu’elle part rejoindre son mari. En voilà une drôle d’idée ! Dans l’avion Damien déploie en vain son charme auprès des hôtesses pour obtenir un couteau. Fort heureusement, notre ami saura faire preuve d’imagination en utilisant la « touillette » à café qui lui permettra de découper patiemment et surtout à part égale, le far de Céline. Malgré les noyaux, le far s’avéra délicieux, au point de faire saliver notre copine golfeuse qui finit par nous avouer que sa place à proximité des Compiégnois n’est pas totalement le fruit du hasard…Nous qui pensions que notre charme viril avait encore fait des ravages !! Quelle déception !!! Arrivée à Biarritz, temps gris léger crachin (Breton comme le far). Constat difficile à accepter mais tout le monde semble content (sauf moi qui râle, il en faut toujours un). Nous prenons le bus direction le centre ville de Bayonne, pour arriver sans encombre 15 minutes plus tard. Avant de rejoindre notre club d’accueil, nous nous arrêtons dans un café situé à proximité des halls de la ville, pour y déguster une boisson chaude qui se transformera très vite en petit déjeuner pantagruélique. Nico se chargera de faire une razzia dans la boulangerie du coin. Puis, nous partons chargés comme des ânes vers le club afin d’y déposer nos affaires et de faire connaissance avec les organisateurs. Nous sommes accueillis très chaleureusement (à la façon Bayonnaise ; Là-bas, ils ont ça dans le sang). Retour en ville sur le marché pour acheter notre pique-nique du midi qui d’après l’organisateur n’était pas prévu pour nous. En avant les produits locaux, jambons, fromages, fruits frais, gâteaux basques…. Nous retrouvons nos merveilleuses Cath’s. La première arrive en bolide, fraîche comme la rosée du matin de Mimizan. La seconde arrive comme un rayon de soleil après une nuit passée dans le train. D’ailleurs, ces arrivées auront pour conséquence de faire cesser la pluie et de laisser place au soleil qui décide (malgré les vilains messieurs météo) de pointer son nez. Emplettes terminées, nous retournons au club et embarquons vers notre première étape en aviron. Tous les bateaux nous attendent pour le départ. Avant cela, nous sommes gracieusement reçus par la mairie de Soubisse qui nous offre un apéro de bienvenue et donne l’occasion aux organisateurs de nous faire un premier petit « briefing » (toujours à la façon Bayonnaise). Après l’apéro, nous avons la bonne et/ou mauvaise surprise de recevoir chacun un pique-nique. Pas de doute, avec notre double ration achetée quelques heures avant au marché, nous avions le plus beau pique-nique de tous les environs ! Comme quoi, il y a toujours une morale pour chaque histoire vécue : « Il vaut toujours mieux écouter notre Cath LF plutôt qu’un organisateur mal organisé ». Qu’à cela ne tienne, sandwich du club avec viande et mayo « à gogo » (on en reparlera), suivi de jambon du marché, fromage du marché, puis petit gâteau basque pour finir. Niveau calories, nous sommes parés. Les départs se font pour la grande majorité en yolette, sauf Compiègne qui se voit attribuer une yolette, un « Empacher Roumain » barré et un stämpfli bois barré, avec pelles haches comme les pros. Le point d’embarquement est une pente glissante engazonnée pleine de boue (et aussi « chardonnifiée : aïe ! les pieds nus !! Ca pique !). C’est Alexis qui ouvre le bal des chutes en voulant faire le joli cœur auprès de jeunes filles qui tentent de mettre leur bateau à l’eau (il cache bien son jeu notre ami Alexis). Résultat des courses le Don Juan se retrouve crotté jusqu’en haut. Puis vient le tour de Guylaine (première cata) qui effectuera un triple salto arrière (bon d’accord, j’exagère un peu…) avant d’être ensevelie de boue jusqu’à la taille. Comme toujours dans ce genre de situation, ce vol plané digne de vidéo gags amuse beaucoup « la galerie ». Pourtant, réussir après cela à effectuer une sortie de 3 heures lorsqu’on est trempé et frigorifié, relève de l’exploit. En ce début de rando, l’équipe Compiégnoise part confiante. Avec son « empacher roumain » et son stämpfli, elle espère rattraper très vite les premières yolettes. Malheureusement au bout de 500 mètres à peine, une pelle hache de l’empacher se brise. Notre stämpfli est obligé de poursuivre sa route et d’abandonner l’équipage à son triste sort. Nous hurlons au passage des canots moteurs pour qu’ils aillent porter secours à nos amis. (ce sera la seconde galère pour Guylaine qui forcément, était dans le bateau à « 3 pattes »). Elle n’y était pour rien, je crois que c’est un truc entre les garçons, Damien Alexis, mais c’est elle qui aura froid pendant 3 heures. (Si seulement Dominique avait été là pour la réchauffer..). Dès les premiers mètres, le surplus des sandwichs mayo se fait cruellement sentir. Il nous faudra 5 bons kilomètres pour que nous puissions retrouver un souffle régulier entre les retours de mayo. Cela démontre l’importance du repas équilibré et nous n’oublierons pas cette expérience lors du choix du plateau repas des RIE. Pendant que le Stämpfli rattrape et double de nombreuses Yolettes, « les Mules » de la Yolette Compiègnoise filent en tête vers l’arrivée. Mais au fait, qui sont « les mules » ? Nico (chef des mules), Phil G (mule de secours), Cath G (petite mule), Ulriche (deutsche Mauleselin von Sarbruk besonders gekommene, mes excuses à ceux qui parlent vraiment allemand) et Jean Luc (rameur de 15 ans d’expérience du second club Lyonnais). Nous ramons pendant 17 kms dans le sens du courant, plongés au cœur d’un agréable paysage verdoyant et accompagnés d’un léger soleil. Mais la situation se gâte lorsque nous bifurquons pour remonter sur Peyrehorade. Nous ramons cette fois ci contre le courant et la pluie fait son apparition. Au passage d’un pont, les eaux très légèrement agitées par le courant, l’ensemble des bateaux se prend soudainement une « soufflante » par une « cerbère » Bayonnaise. D’ailleurs, d’où venait elle ? Personne ne le saura jamais puisque nous ne l’avons pas revue du week-end. Dommage, nous aurions pu lui expliquer le sens du mot « courant », lorsque nous passons au mois de décembre sous le pont SNCF de Compiègne … Sur le stämpfli, nous subissons une petite baisse de régime. Une yolette de filles Nantaises (nous reparlerons d’elles), barrée par un homme chanceux, nous nargue depuis un petit moment. Mais après 10 minutes de mano à mano, je demande à Sophie d’effectuer un enlevage autoritaire qui nous permet de lâcher définitivement la Yolette et de remettre notre bateau sur de bons rails. Arrivée enfin à Peyrehorade, la Yolette « des mules » est déjà rangée et ils font la navette pour aider les autres bateaux. L’Empacher Roumain arrivera derrière après avoir fait une bonne dizaine de kms à 3 rameurs en attendant les pelles de rechange, avec une Guylaine Congelée suite à sa chute du départ (et la journée n’est pas terminée…). Un autre épisode comique nous attend à l’arrivée. Damien gentleman, se précipite pour aider un bateau de filles à sortir leur yolette (classique, premier jour, recherche de contact). Mais avec son gabarit de gringalet il réussit, non seulement à mettre en tête, la Yolette mais également une des jeune fille qui reste littéralement suspendue aux croisillons du bateau ! Fous rires général en voyant les regards effarés des organisateurs… Après avoir rangé le matériel, nous sommes amenés vers notre lieu de résidence pour une douche chaude bien méritée. Quelle n’est pas notre joie de voir que nous sommes hébergés dans un pensionnat de jeunes filles. Nous fonçons comme un seul homme, mais hélas les jolies pensionnaires sont toutes parties en week-end ! Vient la répartition des chambres : les couples, les filles et l’entassement des mâles à 4 dans une chambre pour trois (ce détail aura son importance concernant les décibels enregistrés au cours des nuits) Après l’exquise douche, nous sommes amenés au centre ville, au cœur d’une cave afin de démarrer notre première soirée Basque. Tapas en nombre, 70 litres de sangrias, et service super. Seul suggestion : le DJ devrait refaire un stage chez Phil H pour valider ses UV…Pour notre « Guyguy » , les ennuis continus. Cerise sur le gâteau, elle reçoit malencontreusement un verre entier de Sangria dans le dos ! Vite, elle compose le numéro « d’urgence » (celui du beau Dom) et revient parmi nous un tout petit peu plus décontractée. Sans vouloir nous vanter, l’ambiance de la soirée est tout de même bien assurée par Compiègne. Le bar doté, d’une mezzanine, inspire Morgane qui nous fait un show à couper le souffle. Pendant ce temps, Géraldine (plus spécialisée en « danse du crabe »…), se trouve prise au piège en haut de la rampe et tente de se cacher dans un coin, époustouflée par le professionnalisme de Morgane. Dans son charmant délire, Morgane essaye d’entraîner nos copines Nantaises mais celles-ci sont très vite mises sur le banc de touche. Dommage, car dans la bande, il y a Sylvie et elle est franchement mignonne Sylvie… A minuit de nombreux convives partent se coucher, mais les Compiégnois ne l’entendent pas de cette oreille. Malgré un réveil prévu à 5 heures, nous demandons à nos hôtes de nous indiquer un bar pour prolonger la soirée. Les organisateurs ont bien essayé de nous dissuader, mais leurs efforts furent vains. Elisabeth décide avec les filles d’aller se reposer et confie préalablement la garde d’Eric à Damien. Quelle idée ! ! allez savoir ce qui a bien pu lui passer par le tête à ce moment là. Cela dit, nous pouvons dire que Damien prend son rôle de chaperon très à cœur (trop à cœur !). Il s’occupera d’Eric de manière rapprochée toute la nuit… Nous choisissons 2 bars différents : un pour les filles qui espèrent pouvoir papoter entre elles tranquillement et un autre pour les garçons. Mais très vite les garçons rejoignent les filles, prétextant une ambiance médiocre sur leur premier lieu « de villégiature ». Jamais, ils n’auront le courage d’avouer la vraie raison de ce retour précipité. Mais les filles savent pertinemment qu’ils ne pouvaient pas se passer de leurs lumineuses compagnes. Puis, retour au pensionnat vers 3 heures du matin pour une « grande » nuit de sommeil. (suivi par « le boulet », un parfait inconnu, qui ne nous lâchera que devant la porte) Réveil 5 heures, douche et direction le club pour prendre le petit déj. A ce moment précis de l’histoire, nous sommes au top de notre forme. Embarquement pour Peyrehorade, à bord du bus qui se transforme alors en véritable infirmerie : découpage minutieux de bandes élasto à poser sur les doigts, les mains et même les mollets de certains, prise d’aspirine et de vitamines en tout genre. Après l’agitation, le bus fini par se calmer et s’endort paisiblement afin de profiter d’un dernier petit somme avant d’arriver à destination. Les « yolettes de promenade » prennent le départ. Quant à la Yolette « des mules », elle ne sera lâchée que beaucoup plus tard…On se demande vraiment pourquoi ? ! Serait-ce une tentative des organisateurs pour tenter de nous déstabiliser ? Puis vient la mise à l’eau de l’Empacher roumain qui se passe sans problème particulier (même si Guylaine est dans le bateau…Ce n’est pas gentil ça, mais c’est parce qu’on l’aime qu’on parle autant d’elle). Quant au Stämpfli, il partira avant dernier, juste devant nos amis de Soustons. D’une part, parce qu’il est très performant (ça va les chevilles !) et surtout parce qu’une participante du bateau précédent fait 2 malaises consécutifs avant d’être évacuée. Sans doute, n’avait-elle pas suffisamment bu la veille… De notre côté aucun problème, nous avions pris nos précautions. La rando s’effectue sous un ciel très clément. Les équipes se relaient pour barrer successivement leurs bateaux et la bonne humeur collective est toujours de mise. Après 4 heures d’aviron, nous voici proche de l’arrivée qui se fait en plein cœur de la très belle ville de Bayonne. Est-ce la peine de vous préciser le nom des premiers arrivés ?…Le suspens reste entier…….Il s’agit, bien évidemment de nos chers « mulets » Compiégnois. Pour l’anecdote, c’est d’ailleurs à ce moment là qu’ils ont gagné leur nom de baptême. L’Empacher roumain arrive juste derrière. Bravo les gars et les filles, au fait Guylaine la seconde journée se passerait elle mieux ? Je crois qu’il est encore trop tôt pour le dire… Retour à notre pensionnat pour une petite douche suivi d’un déjeuner au restaurant du club house d’Aviron Bayonnais. La grande classe ! Bar à champagne et cuisine raffinée. Nous apprécions à sa juste valeur le succulent déjeuner qui nous est servi. Après cette « collation », nous profitons d’un après-midi « quartier libre ». Activités au choix proposées par les organisateurs : sieste, massages, balades en bord de mer ou en ville…Comme à notre habitude, nous profitons de tout pour finalement nous retrouver en fin d’après-midi devant une petite bière en ville. Et vous allez me dire, Guylaine dans tout ça ? Cath LF, Nico, Charlotte, Céline et Guylaine décident d’aller passer l’après midi à la plage de Biarritz. Le soleil radieux lors de leur départ les encourage dans leur projet, malheureusement, le vent ne tardera pas à se lever et ramènera avec lui de nombreux nuages. (Déjà c’est le pied !!). Pour compléter le tableau, au moment de quitter les lieux, Guylaine tente de se débarrasser du sable en secouant énergiquement ses petites mains. Mais sa bague en verre se brise et reste plantée dans son doigt prisonnier de l’anneau tranchant. Que faire ? Faut-il sacrifier la bague ou le doigt ? Super Nico et super Céline partent à la rescousse, s’arment d’une paire de tenaille empruntée chez Mac Do (on se demande ce qu’ils peuvent bien faire avec) et libère, tout en douceur, le doigt congestionné de Guylaine. Finalement, tout rentre dans l’ordre, le doigt est sauvé (la bague un peu moins…). Pour cette dernière soirée Bayonnaise, les organisateurs nous invitent dans une cidrerie. Au programme : côte de Bœuf (qui fera la joie des cannibales) et cidre brut (il faut être connaisseur pour apprécier…Moi, je dis : « vive la bière ! »). La salle de restaurant étant construite sur deux étages, l’ambiance est partagée. Les Compiégnois descendent ponctuellement prendre des nouvelles de l’étage inférieur. Etant à la plus grande table, nous lançons un concours de « c’est moi qui gueule le plus fort », avec les quelques « grandes gueules » de la table. Les plus petites gueules s’y mettent également et finissent par remporter un vif succès. Pendant ce temps, Cath LF sur sa chaise, s’offre une séance de massage torride par un ostéopathe au moins aussi ostéopathe que je suis Kinésithérapeute…Bref ! ostéo ou pas, il semblerait que ça valait le coup de se laisser faire. Fin de la soirée « officielle » vers 11H30. La majorité part retrouver son lit sauf notre joyeuse bande qui se met en recherche d’un endroit où finir la soirée. Nous retournons vers le centre et trouvons après plusieurs tours et demis tours, un bar de « d’jeuns » (moyenne d’âge 13 ans et demi). Cath G, meneuse de bande, suivie de ses acolytes se mettent aussitôt à danser. Le tenancier du bar comprend vite qu’il n’est pas prêt de fermer et surtout qu’il tient là, la poule aux œufs d’or. Il s’empresse donc d’adapter son répertoire musical en glissant sans transition, des tubes année 2008 au Luis Mariano qui plaît tant à Eric (car tout le monde sait qu’il en est un fan). Vers 4 heures du matin, après un retour discret de la troupe et un couché effectué « botus et mouche cousue », la chambre des garçons nous offre un concert à 3 voix (« le concerto du ronflement en si bémol majeur…). Pat, ne trouvant pas le sommeil parmi ce vacarme, s’installe dans le couloir, un petit nid douillet, calme et presque tranquille. Le matin au réveil, une queue interminable d’individus en tout genre (plutôt d’un genre féminin mais parfois tout de même avec de la barbe…), s’arment de tickets pour avoir droit au petit câlin façon Pat. Nous réussissons quand même à remettre tout le monde à la verticale pour 7h (horaire indiquée la veille par nos G.O). Petit dej et départ sur la Nive, bassin d’entraînement du club de Bayonne. Cette fois-ci, notre Yolette et notre Stämpfli prennent le départ en premier pour essayer de rentrer tôt. Un TGV nous attend à 14h30 pour nous ramener à Paris (snif ! !). L’Empacher roumain déclare forfait à cause d’une nouvelle casse (pas très solide ce matos, on dirait du chinois…). Nos collègues réussiront tout de même leur sortie grâce à une nouvelle embarcation. (Heureusement, car c’est le premier jour que Guylaine se sent bien. La Nive la réconcilie définitivement avec l’aviron Bayonnais. Pour ce dernier jour, elle est gaie comme un pinson. Peut être aussi parce qu’elle sent venir les retrouvailles avec son Dominique ?…) Le temps est magnifique, ciel bleu marine et soleil de plomb. Quant au bassin, il est tout simplement parfait, lisse comme du velours, le tout dans un décor bucolique plus qu’apaisant. Bref ! Que du bonheur ! La consigne était de ramer jusqu'à ce que nous en ayons assez. Mais chez les Compiégnois, nous n’en n’avons jamais assez. Une heure plus tard, la yolette avec Charlotte à la nage et le Stämpfli atteignaient le barrage dans l’allégresse la plus complète. Seule une autre yolette nous avait aussi accompagnée. Le retour se fera tranquillement vers le club. Eric semble donner quelques signes de fatigue…Damien y serait-il pour quelque chose ?… . Autre épisode : Un bateau de compétiteurs apparaît soudainement face à nous. Céline enjouée comme à son habitude salue haut et fort les beaux jeunes hommes du bateau, d’un sympathique : « salut les garçons ! !». De cette belle interpellation, elle ne recevra même pas un regard. Ils sont fiers ces basques (sur ce coup là, ce n’est pas pour être chauvin, mais les compétiteurs Compiégnois sont vraiment beaucoup plus agréables…). Et une veste pour Céline qui ne manquera pas de les réprimander sévèrement lors de notre retour au club, non mais !…. Sur les 2 derniers kilomètres, nous lançons spontanément un petit match racing entre la yolette et le Stämpfli. Au passage, nous redoublons encore quelques « bateaux promenades ». Nous finirons à « l’arrachée », totalement grillés, devant le club sur la même ligne. Impossible de déterminer le vainqueur… Vient le moment des discours de fin de séjour, puis du dernier apéro et du dernier repas Landais. Quelques adieux et nous voilà repartis vers la gare pour récupérer notre TGV. A peine assis dans le train, Eric s’endort comme un bébé. (Il faut dire qu’il s’est beaucoup donné durant le week-end). Quelques minutes après le départ, « les survivants » se retrouvent au bar pour prendre un petit café avant la sieste. Là, nous trouvons de charmantes jeunes étudiantes infirmières qui prennent notre tension afin d’évaluer les risques potentiels de maladies cardiovasculaires. Plus tard, elles calculeront également notre IMC. Nous découvrirons que certains d’entre nous (par discrétion, nous ne donnerons aucun nom), rentrent, malgré leurs silhouettes de sportifs, dans la catégorie des obèses. Tout le monde rejoint son compartiment afin de sombrer allègrement dans un sommeil profond. Après cette sieste devenue presque vitale si l’on tient compte de l’état de fatigue de certains, nous retournons au bar finir le gâteau Basque de Cath G que nous promenons depuis le premier jour avec nous. Il est cependant encore fameux. Damien (toujours aussi joueur…), réveil Alain d’un tendre baiser sur la bouche. Sophie semble s’amuser de la plaisanterie, nous ne pourrons en dire autant d’Alain, qui reste totalement hermétique aux charmes de Damien. Je pense qu’il en veut encore à Sophie…. Damien semble avoir beaucoup plus de succès avec Eric (je n’en dis pas plus). Vers 22h30 arrivée à Compiègne où nous retrouvons (enfin !) Dominique. Nous planifions aussitôt une soirée photos pour le vendredi suivant. L’équipe complète des Bayonnais 2008 sera présente, mais aussi notre cher couple présidentiel (Cathy et Henri), ainsi qu’une partie des Bayonnais 2006. Nous choisirons (nostalgiques…) de passer la soirée autour d’un barbecue essentiellement garnit de côtes de boeuf et de quelques boissons dignes de ce nom (c’est à dire sans cidre !). Pour conclure, cette randonnée restera gravée dans les annales et surtout dans les mémoires de tous les participants. Nous la recommandons vivement à tous les rameurs assidus et endurants. Il faut simplement être capable de s’amuser, d’aimer faire la fête et d’enchaîner les quelques 70 kilomètres du week-end. Alors, rendez vous à l’année prochaine pour de nouvelles aventures… |