1894 G. Audy et les membres du SNC
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Le Sport Nautique est né "rive droite"
Au cours du XIXe siècle, le goût du loisir et de l’évasion près de chez soi, se développe au sein de la petite bourgeoisie urbaine (*). Employés, commerçants, artisans et étudiants s’approprient les rivières comme nouveau terrain de jeu. A la voile ou à l’aviron, ils partent à la découverte des fleuves, et le canot devient le premier véhicule autonome de loisir.
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Peu à peu, deux catégories de marins d’eau douce apparaissent : ceux qui veulent se promener et ceux qui veulent faire la course, ces derniers, des « canotiers sérieux »s’inscrivent dans une approche sportive inspirée du modèle anglo-saxon A Compiègne, en 1882, un groupe de jeunes hommes représenté par Gustave Audy, décide d’officialiser leur passion pour l’aviron en demandant au Maire de l’époque, Alphonse Chovet, un terrain pour abriter les bateaux de la nouvelle société. La mairie, favorable à cette initiative dans l’air du temps, donna un terrain de 20 m x 5 m, rive droite, près de la gare, dans un hangar faisant partie des dépendances de l’hôtel de Flandres, ainsi qu’une subvention de cent francs.
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1922 L'équipage du Pélican
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1924 L'équipage des Ours et Andrée Gebel
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Les premières courses d’aviron furent organisées le 14 juillet 1882, et les Compiégnois Audy, Mehay, Rothacker, Paillot et Dupuis remportèrent le 2000 mètres en 10 mn 06. Chaque année jusqu’en 1902 il y eu des régates, comme le 1er août 1902, à l’occasion de l’inauguration du pont de Compiègne. La fête vénitienne prévue le soir même, avec bateaux garnis de lampion et musiciens sur l’eau du être reportée au dimanche suivant pour cause de météo épouvantable.
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(*) Le texte ci-dessus présentant les origines du Sport Nautique est en grande partie inspiré du travail de Frédéric Delaive, figure du club Canotage et canotiers de la Seine. Genèse du premier loisir moderne à Paris et dans ses environs (1800-1860), Paris, 2003, 587 p. pour sa thèse.
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1925 Régates de Compiègne
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Compiègne Plage
En 1905, le Sport Nautique déménage pour s’installer sur son site actuel, rive gauche. Jusqu’en 1914, il va beaucoup se développer sous l’impulsion de son président Robert Fournier-Sarlovèze, Maire de Compiègne. Le club-house, dans lequel on peut encore reconnaître les anciens vestiaires, et les garages datent de 1908. C’est au cours de cette année que le Sport Nautique devint une société sportive (12 mai 1908). Jusqu’en 1912, on pratique exclusivement l’aviron. A partir de cette date et grâce à la création du port de plaisance, d’autres disciplines seront accueillies : navigation de plaisance, école et section natation, water-polo, ski nautique et jeux de plage. On pouvait même jouer au tennis, à l’emplacement actuel du tank à ramer !
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Lieu de baignade le Sport Nautique attire un public varié. On vient s’y baigner ou y apprendre natation. Les cabines de plage de l’époque donnaient une ambiance balnéaire aux bords de l’Oise où des fêtes nautiques étaient organisées (ci-contre).
L’entraînement des nageurs se faisait dans le port dans un bassin de vingt-cinq mètres délimité par des pieux. Des compétitions comme les Interclubs s’y déroulaient. |
1930 La plage, haut lieu compiègnois
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1930 Coupe du 1000m
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Dans l’Oise, la coupe du mille disputée de 1923 à 1930 entre le confluent et le port de plaisance était une course par équipe. La traversée de Compiègne était co-organisée par le Rugby Club et le Sport Nautique. Le départ était donné devant les garages et les concurrents terminaient leur parcours en aval du pont de Compiègne. Le nageur du Sport Nautique Louis Dusanter (à droite) fut un multiple vainqueur de cette course dans les années 1920. |
En 1935, sur 456 membres on ne compte que 19 licenciés d’aviron. Quelques équipages s’illustrèrent à cette époque : « Les Pélicans », « Les Ours » ou « Le Huit Cylindres ».
Des régates sont créées pour encourager l’émulation. La Coupe de l’Oise dont la première édition date de 1924 réunissait les clubs de Compiègne, Creil , L’Isle-Adam et Pontoise. A partir de 1934 Creil et Compiègne se rencontrent tous les ans à l’occasion d’un match en huit. Soissons se joindra plus tard à cette compétition qui prendra le nom de match triangulaire. Cette confrontation donna à chaque fois lieu à des courses acharnées ! |

1938 Match Compiègne - Creil
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1914-18 Pont de fortune sur l'Oise
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1914-18 et 1939-45, les années perdues !
De 1914 à 1918, la guerre totale, a non seulement mobilisé la majorité des hommes actifs sur le front, mais aussi toute la société pour l’effort de guerre. A la signature de l’Armistice, les bateaux d’aviron comme les bateaux de plaisanciers ont été détruits. Quatre années seront nécessaires pour remettre en route les activités de loisir ce qui en dit long sur l’état du pays ! L’activité du club ne redémarre qu’en 1922, année ou les bateaux du port sont renfloués et ou le club touche les dommages de guerre, soit 34332 francs. Un canöé de course neuf est acheté en 1924 pour la somme de 2700 francs.
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Entre 1940 et 1944, la guerre fait voler en éclat toute la vie du club. En 1940, l’Armée Française en retraite réquisitionne les bateaux, craignant que les envahisseurs allemands ne les utilisent. A la Libération, le club se retrouve une fois encore sans bateaux : « Nos embarcations qui avaient été évacuées par l’Armée Française en juin 1940, nous sont revenues dans un tel état de délabrement, qu’il ne faut pas songer pour le moment du moins à leur remise en état ». (Lettre du bureau du 27 mai 1942 aux sociétaires du Sport Nautique).
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1914-18 Pont de péniches sur l'Oise
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1939 Plan du SNC
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Durant l’Occupation, les bâtiments et les embarcations souffrent des bombardements et du vandalisme, et le club sort de la guerre défiguré. Le grand bassin (actuel port de plaisance) n’est plus alors qu’un pâle reflet de ce qu’il était, comblé au deux tiers par les décombres des immeubles bombardés du centre ville. Un choc pour Robert Telliez de retour de captivité : « Le Sport Nautique n’était plus, ne serait jamais plus à son image. L’admirable canal aux glaces, joyau protégé, écrin des fêtes nautiques, verdure et calme nous avaient été ravis... Les blessures de Compiègne étaient là, pierres douloureuses qui comblaient la partie la plus vaste de cet élégant bassin ». A l’occasion de l’assemblée générale du 2 mai 1943, le secrétaire M. Leterrier parle d’ «assassinat » du port plaisance.
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Avec la destruction de « La Plage » et du port, c’est tout un symbole qui disparait et c’est aussi la fin d’une époque. Même si une piscine d’été remplaça « La Plage » dans les années 1950, le club n’était plus ce lieu de promenade et de loisir, familial. Le caractère sportif allait désormais prendre peu à peu le dessus jusque dans les années... 1990 et le retour en force des rameurs "loisir" ! |
1945 Le SNC vu de la rive droite
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1952 Le 4 barré Champion de France  Christian Tellier, rameur & président 
Le 4 de couple Champion de France 1979
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Les années 50 ou le renouveau !
Les femmes qui ont toujours tenu un rôle important dans le club vont encore le relancer dans les années 1950 sous la houlette de Robert Tellier alors entraineur et du Président Pfeiffer. Compiègne et ses féminines remportent de brillants succès notamment grâce au Quatre barré qui monte 8 fois sur le podium des championnats de France entre 1949 et 1960. Parmi elles quatre seront de l'aventure du Huit féminin aux championnats d’Europe 1954 et 1959. Une première ! Les hommes prendront le relais à partir des années 1960 avec en point d'orgue la sélection en 1968 de Patrick Vandenbrouck pour les Jeux Olympiques de Mexico. Dans les années 1970 et 1980, Patrick Vandenbrouck puis Thierry Lamarre sont les premiers entraineurs professionnels mis à la disposition du club. Ils sont les chevilles ouvrières du club et le travail paye avec la récompense d'un titre de Champion de France en 1979 avec notamment Frédéric Delaive qui qui remportera le Match des Seniors en 1980. Un nouveau garage, une salle de musculation et des vestiaires sont inaugurés à l’occasion des régates du centenaire en 1982. Le plongeoir installé au niveau de l’atelier, ainsi que le portique et la balançoire furent démontés à l’occasion des travaux du centenaire, un filet de volley-ball était installé l’été, devant la pompe à feu, jusqu’au début des années 1990. Ils étaient les derniers témoins de «Compiègne-Plage», lieu de détente, espace dédié aux loisirs nautiques en pleine ville.
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Andrée Gebel première héroïne du Club

1924 Andrée GEBEL et les frères Martin

1952 Le 4+ Champion de France
1954 Le 4+ encore Champion de France
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Le SNC précurseur de l'Aviron féminin
Très tôt, on remarque que la pratique féminine de l’aviron a toujours été favorisée à Compiègne.
En 1923 Andrée Gebel barre l’équipe des Ours à l’occasion de la journée des fondateurs à Courbevoie.
Elle devient la première femme en France à barrer en compétition officielle provoquant ainsi une petite révolution des mœurs.
Plus tard des courses de double mixtes sont proposées et le Sport Nautique aligne sa première équipe féminine en 1937... soit bien longtemps avant que d’autres associations, tous sports confondus, n’ouvrent eux-mêmes des sections féminines.
Dans les années 1950 Compiègne et ses féminines remportent de brillants succès notamment grâce au Quatre barré qui monte huit fois sur le podium des championnats de France entre 1949 et 1960.
Quatre compiégnoises montent dans le Huit féminin aux championnats d’Europe 1954 (Blanche – Brancq – F. Martin. Barreuse D. Devisme) et 1959 (Héraude – Brancq – Hebert – Richard).
Ce sont les premiers résultats d'envergure des rameurs Compiègnois soutenus par un certain Robert Telliez, l'âme du SNC. Celui-ci poursuivra en étant à l'origine de la tenue des Championnats de France féminins 1968 à Compiègne.
Vint ensuite Murielle Lefèbvre et ses trois participations aux championnats du Monde en couple et en pointe. Toutes ces femmes permirent d'ancrer fortement l'Aviron féminin à Compiègne même si les résultats ne furent pas toujours au rendez-vous dans les années 1980-90.
L'arrivée de Robert Servel et la volonté des Président Telliez, Tellier et Bonet permirent de metre en évidence des talents comme Cécile Delplanque, Hélène Thibult, Claire Currati et bien d'autres.
Aujourd'hui après quelques beaux résultats début 2000, notamment une médaille de bronze aux Championnats du Monde Junior (Thibult, Curatti) et un titre de cChampionne de France Cadettes en 4- en 2001, l'objectif avoué du SNC pour ce nouveau millénaire est de présenter rapidement un huit aux Critériums.
Ce sera avec les deux nouvelles générations de rameuses de talents que comptent le club aujourd'hui (Apolline Viau, Camille Goasguen, Séverine Justice, Justine Choquet, Marguerite Forzy, et les cadettes qui pointent leur nez).
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1914-18 Pont de fortune sur l'Oise
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Les années 90, le retour du haut niveau !
Dans les années 1990, Robert Servel, d’abord Conseiller Technique Départemental puis CT Régional s’impliqua beaucoup pour le SNC et forma de nombreux champions comme Bertrand Vecten, Xavier Durupt, Cécile Delplanque ou Jean-Christophe Bette (voir la galerie des figures du club).
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Avec des entraineurs professionnels
A la fin des années 1990, le club alors présidé par Philippe Bonnet finance lui-même ses entraineurs, Stéphane Petit et David Bésana. Tous deux issus des "emplois jeunes", ils ont été formés et intégrés en tant que salariés BE2 du club une fois cette formation terminée. Sous leur houlette le SNC a continué sur la lancée de "Bob". avec en point d'orgue de cette continuité les médailles Olympiques de Bertrand Vecten (1996) et de JC Bette (2000) mais aussi les résultats mondiaux de Xavier et Vincent Durupt, Jérémy Laronze, Antoine Vatan, Claire Currati et Hélène Thibult (Voir le palmarès du SNC). Le SNC redevient un club formateur pépinière de champions et de cadres bénévoles épine dorsale du Club.
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1914-18 Pont de péniches sur l'Oise
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1939 Plan du SNC
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L’aviron Loisir totalement intégré
Au SNC l’aviron loisir a toujours été proposé parallèlement à l’aviron de compétition, mais cette section a fortement augmenté au début des années 2000 grâce à un noyau de fidèles encore présents aujourd'hui. Ces derniers animent en propre cette section d'environ 100 membres dans les valeurs du Club, preuve de leur totale intégration, le Charly's Bar où se réunissent parès lkes sorties compétiteurs et bénévoles les samedis matin et dimanche matin. La majorité d'entre eux sont aujourd'hui formés et aident soit à entrainer les jeunes de l'école d'aviron soit suivent la section Loisirs. |
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Une orientation tous publics
Les Régates Interentreprises lancées en 2002, ont permis de toucher un nouveau public, heureux de découvrir le bonheur de ramer. Cette volonté de s'ouvrir à l'entrperise sera poursuivi en proposant des offres "Entreprises" en demie-journée ou à la journée avec comme fil la découverte de l'aviron. Tous les grands Clubs ont une politique tournée vers les "Scolaires", modestement le SNC met aujourd'hui en place cette orientation avecun premier retour attendu pour dans 3 ans. |
1945 Le SNC vu de la rive droite
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