SNC

Switch to desktop Register Login

Recommend Print

Une belle raclée et un vrai plaisir

J'étais suivi, une fois par an, à Paris, pour un problème au genou par un professeur de médecine dont j'ignorais qu'il se nommait Gérard Saillant. En 6ème et 5ème, j'étais dispensé d'EPS, mais en juin 85, le professeur m'a dit : «ton genou va mieux, tu dois faire un sport porté, vélo, natation ou aviron, pour mettre de la viande sur ta carcasse.»

A Compiègne, il y avait un club d'aviron. Mes parents m'y ont inscrit le lendemain. Je n'en suis jamais parti. A partir de septembre, on s'est retrouvé quatre minimes et on a appris à ramer en yolette. Le temps nous a paru long jusqu'au mois d'avril, pour une première régate «de quartier» à Creil. De la course elle-même, je ne souviens pas grand-chose, si ce n'est qu'on a reçu une médaille alors qu'on avait fini avant-derniers !

C'était un peu comme à l'école des fans ! Je me rappelle aussi clairement que, dans ce bateau, j'étais loin d'être le meilleur. J'avais une mauvaise position. Ce qui m'a marqué en fait, c'est qu'on s'appelait tous par notre prénom, alors qu'au collège c'était le nom de famille.

J'adorais l'ambiance et c'était pour moi la vraie motivation. Notre petit groupe a enchaîné les régates et pris d'autres bonnes raclées. Sportivement, j'étais loin de tirer notre groupe vers le haut, mais j'aimais bien ces journées. On partait à l'aventure, tôt le matin, avec les juniors et les seniors qui nous donnaient un coup de main et des conseils. Nos résultats ont longtemps été moyens mais ce n'était pas grave.

C'est Robert Servel qui a su me motiver en m'associant à un des gars du bateau, Benoît Decock, qui était un peu mon modèle et avec lequel j'ai connu mon premier podium national en 1991.

 

Bertrand Vecten, le 18 juin 2012

Copyright by Sport Nautique Compiégnois (SNC). All rights reserved.

Top Desktop version